Discours d’intronisation d’Alice Lacour dans la Confrérie de la Plume Ardéchoise par Jean Tirelli lors du Salon du livre d’Aubenas le 2 décembre 2023
Alice Lacour naît en mille neuf…. Alice est née, c’est l’essentiel ! En Ardèche, à Aubenas. Non contente d’être née, elle en profite aussitôt pour grandir. Au collège Roqua puis au Lycée Marcel Gimond à Aubenas, c’est une élève timide et sensible… La maman, son mentor, l’aidera à vaincre sa timidité et son manque de confiance, la faisant monter sur les planches à l’occasion de défilés de mode. Mais déjà pointe chez elle la curiosité de fureter un peu partout, son imaginaire prend ses aises… porté par son prénom. Entre ses parents : Maurice, homme de la terre et Alexandrine aimant la photo et les voyages, c’est tout naturellement qu’elle se sent attirée par la pierre, l’histoire, les paysages et les bâtisses qui font la beauté de notre région.
A Chandolas, il y a un quart de siècle, le Patrimoine l’amène tout naturellement à occuper le poste de secrétaire au sein de l’Association, en parallèle celui de Présidente à « l’Association du Sou de l’école », sur six années, ses enfants Mathias et Mathilde, sur les bancs de l’école.
Alice se définit comme une autodidacte. Elle observe et écoute, puis transforme le banal en merveilleux. Elle prend plaisir à promouvoir l’Ardèche, très attachée à ses racines.
À la fin du siècle dernier… Non ! Cela fait trop vieux ça ! Maladroit !… Disons… un peu avant les années 2000, elle rédige une autobiographie. Suivront un recueil de recettes de cuisine ardéchoise ainsi qu’un ouvrage sur les veillées d’antan. Après un prix dans un concours photo, elle se lance un nouveau défi : parcourir le département et photographier les églises… les chapelles suivront plus tard. Une exposition voit le jour à la Salle Volane à Vals-les-Bains. Suite à une promesse faite à sa mère, décédée en 2010, naitra l’ouvrage « L’Ardèche d’une église à l’autre » au printemps 2013. Un gros travail de mémoire rendant hommage aux bâtisseurs du temps jadis, fait de photos, de résumés historiques, d’anecdotes personnelles. La consécration : le 25 septembre 2013, le livre est présenté au journal de 13h sur TF1 par Jean-Pierre Pernaut puis le jour de Noël sur France3 Rhône-Alpes, l’ouvrage étant arrivé au Vatican… une lettre du Pape félicitant Alice pour son travail !
Entre nous, pour l’élaboration de ce livre, elle a fait tant de kilomètres que la terre s’est réchauffée d’un degré !
Rien de tel qu’un encouragement pour persévérer, tous les auteurs ici présents en savent quelque chose ! 2013 : Alice rejoint le Cercle des Auteurs Ardéchois, puis le CA quelques années plus tard.
Et… très vite, Alice rejoint « l’association de Sauvegarde du Petit Patrimoine » à Vogüé, expose ses photos dans des lieux choisis, comme récemment à la Chapelle de la Gleyzette à Voguë durant tout l’été 2022.
Au printemps 2014 et 2015 : sortie de deux recueils de nouvelles : « Au pays des mille et une nouvelles », un écrit à l’atmosphère fantastique sur le vécu de l’auteure.
En 2016, elle réédite « Cuisine ancestrale du pays de l’Ardèche » qu’elle amende de photographies et… de deux superbes ardéchoises à cornes en couverture.
Juillet 2017, l’ouvrage « Au fil de l’Ardèche…échappées et chapelles » est dédié à un ami journaliste gravement malade. Cette fois-ci, elle se fait artiste et privilégie le noir et blanc pour ses clichés.
C’est l’année 2019 qui verra la sortie du livre « Alexia au-delà du temps », aux Editions de la Calade. Une biographie, un hommage rendu à la maman, guérisseuse, mais pas que ! ajoute-t-elle.
Septembre 2022 et c’est le tour de « Sang d’encre à Vogüé », toujours aux Editions de la Calade. Cette fois-ci, elle s’essaye à l’intrigue policière, trouble et énigmatique. Cela se passe encore dans un vieux château !
L’écriture d’Alice Lacour est poétique et l’humour n’est jamais absent. Elle aime jouer avec les mots. Ses photographies illustrent les couvertures de ses livres.
Mais… ! Comment fait-elle ? Je l’ignore ! Elle possède l’art de se faire inviter partout ! Tous les châteaux de l’Ardèche lui ont ouvert leurs portes pour ses reportages. Certains châtelains auraient bien voulu en faire leur princesse… Mais… peine perdue ! Elle préfère son forgeron !
Nul besoin de château puisque son imagination peut, d’un trait de plume, faire d’une ruine un palais !
Alice, c’est un peu « Tintin en Ardèche », reporter, globe-trotter. Elle a même accepté, accompagnée de son forgeron, de participer à la mise en scène de certaines couvertures de mes livres.
L’écriture et la photographie, cela reste un loisir, sa cour de récréation. Sa carrière professionnelle… Après 32 ans dans une entreprise de Travaux Publics avec la vente de matériaux de construction, la voici depuis quelques mois dans une Agence immobilière albenassienne…à vendre des constructions.
Sur cette année 2023, elle est l’initiatrice avec Vincent Didier (auteur de « Papillon Libéré ») d’un évènement rendant hommage à Henri Charrière dit « Papillon », organisant la projection d’un film au cinéma de Ruoms, avec la présentation de son dernier ouvrage « A la croisée de chemins de vies ardéchoises ».
Désormais, elle fait partie de ce petit monde que l’on consulte lorsqu’un magazine ou une télévision projette un reportage sur la Belle Ardèche. De là-haut, sa maman doit être fière. Parmi ses nombreux projets : un livre pour enfant, pour sa petite-fille Jeanne.
Un péché mignon : elle aime qu’on lui écrive et adore recevoir des autographes de stars du monde entier. Je lui ai refusé le mien car je tiens à rester humble.
Autographiste, télégraphiste, photographiste, biographiste, le « graphe » fait partie de sa vie. C’est une gravure, une trace qu’elle laisse sur son passage. Trace sonore de ses « clics » photos, trace de pas sur les sentiers escarpés et enfin de sa plume sur le parchemin de sa vie.
Je terminerai par son expression favorite : « Il est bon de semer des poussières d’étoiles sur les âmes ».
Bienvenue à toi, Alice, au sein de la Confrérie des Auteurs Ardéchois !


