Discours d’intronisation du journal La Tribune de Montélimar en tant que personne morale, représenté par la journaliste Céline Gonin. Discours prononcé par Frances Harper lors du premier salon du livre du Teil le 20 octobre 2014.
Il a été décidé d’honorer non seulement des écrivains en les invitant à nous rejoindre au sein de la Confrérie, mais aussi des instances qui, par leur activité en lien avec la nôtre, leur soutien, méritent de cheminer à nos côtés. Ainsi, cette année, notre choix s’est porté sur notre auguste hebdomadaire régional, La Tribune.
Cet hebdomadaire est né à Montélimar en 1816, elle figure donc parmi les plus anciens hebdos de France., et elle est un des meilleurs.
Au début, le journal ne s’occupe que de purges d’hypothèques, mais dès 1830, il commence à s’intéresser à des articles d’intérêt local. En 1858, il prend le titre « Journal de Montélimar ». D’abord politiquement très correcte, il s’engage politiquement, et après quelques péripéties au niveau orientation, en 1920, il paraît sous le titre « Nouveau Journal de Montélimar », et devient très conservateur.
Oops, en 1939, le dirigeant d’alors choisit Pétain et collabore. Mais, ouf, en 1944, sous la direction de résistants, le journal change de nom et devient « La Tribune de Montélimar et du Tricastin ». En 1976, il prend le nom « La Tribune », et c’est le succès. Le groupe Hersant en devient propriétaire en 1987 et le journal intègre ses locaux actuels, Boulevard de Gaulle.
Je peux affirmer, en tant que correspondante de presse locale pour La Tribune aux Vans, que le journal publie tous les articles traitant de la politique qu’on lui envoie, qu’importe le parti concerné – est-ce que ses voies changeantes précédentes lui ont élargi l’esprit ? – c’est en tout cas un grand avantage et une grande liberté – pour nous, les corresps, et pour ses lecteurs. Qu’elle n’y renonce jamais.
Alors, La Tribune a traversé trois siècles d’événements, et trois siècles d’écrivains. Au 19ème siècle, qui sait, elle a pu faire des articles sur Stendhal, Balzac, Victor Hugo, George Sand, Jules Verne… Au 20ème siècle, Saint-Exupéry, Desnos, Chambon, Prévert, Sagan … Au 21ème siècle, Houellebecq, Nothomb, Levy, Gavalda …
Et nous, et nous !!!! On aura du mal à trouver les auteurs du Cercle de la Plume Ardéchoise dans une liste officielle des auteurs du 20ème/21ème siècle – j’ai cherché, nada. Qu’importe – la Tribune est là qui parle de nous : en rendant compte de nos œuvres au fur et à mesure qu’elles paraissent, en rendant compte de nos séances de signature, et en créant il y a trois ans, un événement estival dans les pages mag, sous la forme, d’abord d’extraits de nos livres, ensuite depuis 2 ans, de nouvelles que nous écrivons spécialement, des nouvelles savamment illustrées par Japy, d’ailleurs. Donc, même si la grande histoire littéraire ignore notre présence, La Tribune, elle, nous fait vivre parmi ses lecteurs.
Notre confrérie n’est pas répertoriée non plus parmi les Confréries en Rhône-Alpes. Heureusement, La Tribune est là qui parle de nous. La Tribune de ce fait est sûrement un digne membre de la Confrérie de la Plume Ardéchoise.
Nous remercions donc Philippe, son ancien dirigeant, Laure, Justine, Mylène, Pauline, les Célines, le Mag, tous ceux qui ont participé et participent encore à répandre notre nom, nos noms, nos livres, et nous invitons Brice, son dirigeant actuel, présent à nos côtés aujourd’hui, à déguster le vin et le macaron au nom de La Tribune en signe de membre de la confrérie.

